Danse
NUIT BLANCHE À OUAGADOUGOU
Serge Aimé Coulibaly

Vendredi 02 Mars 2018 à 20h00 Granit





  Dossier pédagogique

Serge Aimé Coulibaly,
qui a fait ses armes aux Ballets C de la B, livre une pièce brûlante d’actualité et éminemment politique sur l’ivresse du changement, le soulèvement d’une nation.
« Quand on naît et grandit dans des pays où la situation politique a un impact énorme sur les gestes les plus simples de la vie quotidienne, créer devient un acte politique et il l’est incontestablement pour le danseur et chorégraphe que je suis. » Serge Aimé Coulibaly
Nuit blanche à Ouagadougou a été créé à l’automne 2014, à l’approche des élections présidentielles au Burkina Faso, dans un contexte de tension et de mobilisation citoyenne et où dans le même temps, la rue chasse Blaise Compaoré.
La chorégraphie de Serge Aimé Coulibaly est complètement liée à la réalité politique.
La violence est là, sourde, palpable, avec le doute, l’attente. Les fils de la chorégraphie les tissent, les gestes les trament, avec la complicité musicale de Smockey.
 
La danse de Serge Aimé Coulibaly, qui s’est fait connaître dans les années 2000 comme interprète des chorégraphes flamands Alain Platel et Sidi Larbi Cherkaoui tape fort... Dynamique virevoltante à ses débuts, elle s’est durcie jusqu’à déflagrer dans des rafales de gestes tranchants. Elle étrille le corps, le retourne sans merci pendant plus d’une heure. Le Monde
 
Un spectacle généreux à l’image de son chorégraphe qui se nourrit de multitudes d’influences pour proposer une danse contemporaine qui navigue entre l’Afrique et l’Occident. C’est un pont miraculeux entre toutes nos cultures. Et cela fait beaucoup de bien en ces temps meurtris où la haine et l’intolérance ressurgissent dans notre société. Sceneweb